Avant TikTok, il y avait le DINGI DINGI : aux origines ougandaises du twerk !

Aujourd’hui, on ne peut plus passer sous silence les origines afro-descendantes du twerk. Un héritage du mouvement du bassin Derrière ce que beaucoup perçoivent comme une danse moderne se cache en réalité un héritage culturel ancien, profondément ancré dans les traditions africaines. Pour mieux comprendre ces racines, je me suis penchée sur le cas de…

Aujourd’hui, on ne peut plus passer sous silence les origines afro-descendantes du twerk.

Un héritage du mouvement du bassin

Derrière ce que beaucoup perçoivent comme une danse moderne se cache en réalité un héritage culturel ancien, profondément ancré dans les traditions africaines.

Pour mieux comprendre ces racines, je me suis penchée sur le cas de l’Ouganda, où les mouvements rythmés du bassin sont omniprésents dans plusieurs danses traditionnelles. Contrairement aux classifications occidentales, ces mouvements n’ont pas toujours de nom précis : ils font partie d’un langage corporel vivant, collectif et culturel.

Secrets de danse ougandaise

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Tradition ougandaises : quand les hanches racontent une histoire

Le secret du groove

quand tu bouges les hanches, les fesses suivent naturellement !
C’est la base du Twerk.
Donc quand on parle de mouvements de hanches, il faut imaginer les fesses qui tremblent, vibrent et ondulent avec le rythme.
C’est ce qui donne touter l’énergie et le groove à la danse.


Voici quelques danses traditionnelles d’Ouganda où les mouvements de hanches, de bassin et du corps sont essentiels

et occupent une place centrale dans les célébrations, les rites sociaux et les contextes culturels.
Chaque danse possède sa proipre histoire, ses rythmes et ses usages, et illustre la richesse et la diversité des expressions corporelles ougandaise

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ORUNYEGE -NTOGORO

La danse NTOGORO est une danse de cour entre les jeunes hommes et femmes des royaumes Bunyoro et Tooro, qui inclut des mouvements de hanches accentués par des ratles aux jambes et symbolise la vitalité, la cérémonie et la sélection sociale lors de fêtes et de célébrations. Cette danse se distingue des autres danses traditionnelles ougandaises par l’usage d’éléments sonores portés par les danseurs eux-mêmes. Son nom dérive des hochets appelés ebinyege en langue Rutooro, que les danseurs masculins attachent à leur jambes, ainsi que des anneaux (entogoro).

Ces accessoires produisent un accompagnement rythmique directement à travers les mouvements du corps, sans recours à des instruments séparés. C’est cette création du rythme par le danseur lui-même qui rend l’Entogoro unique parmi les danses traditionnelles ougandaises.

Voir la danse Ntogoro
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Bakisimba

La Bakisimba est une danse traditionnelle du peuple Baganda en Ouganda, originaire du royaume du Buganda. Elle se caractérise par des mouvements fluides et rythmés des hanches et du bassin, exécutés principalement par des femmes, accompagnés de tambours traditionnels. Elle est dansée lors des mariages, cérémonies et fêtes culturelles. Sa particularité est son lien avec la royauté du Kabaka et son importance comme symbole fort de l’identité culturelle ougandaise.

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Kiganda -Dance

Terme générique qui englobe plusieurs danses Baganda (dont bakisimba, Nankasa, Muwogola) où le mouvement circulaire de la taille et les pas de pieds rythment l’expression corporelle.

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Dingi – Dingi Dance

Dite danse du peuple Acholi du nord de l’Ouganda, interprète en formation linéaire ou circulaire et accompagnée, avec des mouvements coordonnées du torse et du bassin.

Le twerk ne tombe pas du ciel ; il s’inscrit dans une longue lignée de danses afro-diasporiques où le bassin, les hanches et le mouvement du corps sont fondamentaux.

Les danses traditionnelles africaines, qu’elles soient rituelles ou festives, utilisent souvent des mouvements circulaires des hanches et du bassin en réponse aux rythmes des percussions, avec des significations sociales, rituelles et communautaires profondes, contrairement à certaines danses occidentales qui ont historiquement séparé le corps du rythme profond des percussions, et parfois méprisé les corps noirs comme « primitifs ».

Des ouvrages comme La danse en Afrique : héritages et créations contemporaines montrent comment ces danses sont ancrées dans des contextes culturels et symboliques complexes, critiquant le regard occidental sur la danse africaine (ex. primitivisme colonial).